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 Never Lose, can you trap me in your lies ?

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Sejins

Sejins
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   Never Lose, can you trap me in your lies ? EmptyJeu 31 Oct - 13:53

OST : https://www.youtube.com/watch?v=5kjZgxYB_Zc

En cette veille d’Halloween, Ernesto était convié au tribunal de Sinatra. Il devait s’exprimer, en tant que témoin oculaire, au sujet d’une histoire de vol aggravé. Des adolescents en grand nombre, barres de fer et cordes à sauter à la main, auraient pénétré dans une résidence privée du centre de la ville. Ils en seraient ressortis avec des gros sacs en plastique contenant des objets de grande valeur. Une affaire somme toute classique à Sinatra. Ce procès déplaisait le coiffeur au plus haut point : le Boogie Palace était en sous-effectif avec Carmen en convalescence et Giulian à l’étranger.

« L’audience est ouverte, vous pouvez vous asseoir. »

La voix du juge correctionnel avait résonné dans la salle. Cette dernière était en effet très peu remplie : les deux parties semblaient s’être tenues au strict minimum tandis que les visiteurs avaient totalement ignoré cette affaire.

« Jeune homme vous êtes poursuivi, selon la procédure qu’on appelle les comparutions immédiates, par le procureur qui vous reproche d’avoir organisé avec vos camarades l’extraction de biens privés sans autorisation préalable dans une résidence privée au centre de Sinatra, le 21 octobre aux alentours de 8h du matin. Les dégâts causés sont estimés à un demi-million d’euros. Pourquoi avoir fait cela ? »

« La ville de Sinatra est gangrénée par la corruption ! L’argent doit revenir au peuple ! »

« Jeune homme, le vol est interdit. Est-ce que vous le savez ? »

« À Sinatra on ne peut obtenir justice que par soi-même ! »

« Vous allez baisser de ton. Où sont passés les biens volés ? »

« Aucune idée, demandez à vos amis mafieux de faire le boulot ! »

« Le tribunal de Sinatra n’est en aucun cas corrompu ! Monsieur le procureur. »

Le procureur requit une sanction exemplaire : 15 ans de prison et 150 000 euros d’amende. Il appela un homme à la barre pour justifier cette sanction. Quelle ne fut pas la surprise d’Ernesto en découvrant le visage de monsieur Ferrari. Il décrit comment son fils cadet avait été manipulé par l’accusé pour participer à ce cambriolage. Fake news. C’était bien évidemment un mensonge. Ricky lui avait avoué que c’était justement cet enfant Ferrari qui était à l’origine du choix de ce lieu. Ernesto devina que le choix du lieu n’était pas anodin : la résidence chic avait été soigneusement choisie par le chef de famille afin d’acquérir un certain pouvoir de négociation sur ses concurrents dont certains habitaient la résidence.

« J’appelle le deuxième témoin à la barre. Je vous prie de vous identifier. »

« Ernesto Di Preziozi, propriétaire d’un salon de coiffure. »

« Pouvez-vous affirmer avoir vu l’accusé peu avant 9h du matin, passant devant votre salon de coiffure avec un sac à dos ? »

« Falso. Vous savez, je déteste être dérangé pendant mon service. J’ai vu une personne du coin de l’œil mais je ne peux affirmer avec certitude que c’était l’accusé. »

« Le premier témoin a pourtant réussi à reconnaître l’accusé alors que leur échange n’a duré que quelques instants. C’est une femme de ménage qui est également occupée. Le mensonge pourra être retenu contre vous, gardez-le en tête. Êtes-vous sûr de ne pas reconnaître l’individu ici présent ? »

C’était la première fois qu’Ernesto faisait face à un juge. Pourtant il n’en fut pas impressionné le moins du monde. Il savait ce qu’il avait à faire. Après tout, l’intimidation demeurait monnaie courante dans la ville.

« Il faisait malheureusement trop sombre, l’enquête pourra le confirmer. Par contre si c’est bien lui, il mérite indéniablement une nouvelle coupe. »

« Merci. Nous allons maintenant délibérer. »

La décision des juges était prévisible selon Ernesto : l’enfant allait prendre la peine maximale pour ce type de délit. Il ruminait au fond de lui la sournoiserie de monsieur Ferrari et se jura de l’éliminer plus tard. L’attente fut de courte durée :

« L’audience est reprise, vous pouvez vous asseoir. »

Des larmes commençaient à couler le long des joues de l’accusé : au final il restait un enfant malgré ses nobles convictions.

« Monsieur Giuseppe Renzi vous êtes déclaré innocent ! L’audience est levée. »

Comment était-ce possible ? C’est ce que se demandait Ernesto au moment où on invitait tout le monde à sortir de la salle. Giuseppe Renzi… Renzi ??? Un procès orchestré par la famille Da Firenze on dirait bien… Tout le monde en sortait gagnant au final. « Never Lose, can you trap me in your lies ? », c’était la devise de cette ville. Ernesto eut des sueurs froides en repensant à sa réponse. Et s’il avait dit avoir reconnu l’enfant ? Il se serait peut-être bien mis à dos le gang de Bakura. Sa réponse nuancée avait permis de sauver les apparences ! Décidément on ne pouvait pas s’accorder un seul instant de répit à Sinatra.
- FIN -


Never Lose, can you trap me in your lies ? Kit_an12

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